« valérie précresse, ministre web 2.0 | Page d'accueil | la transparence au sommet de l'etat »

26.10.2007

La Révolution écologique en marche?

"La France n'est pas en retard, mais désormais elle veut être en avance et elle veut être exemplaire", a déclaré le chef de l'Etat devant 500 invités réunis dans la salle des fêtes de l'Elysée.

Pour l’occasion, une bonne partie du gouvernement était présent, le président de la Commission européenne José Manuel Barroso, et deux prix Nobel de la paix: l'Américain Al Gore et la Kényanne Wangari Maathaï.

Présents aussi, les 80 acteurs du "Grenelle de l'environnement", qui a duré quatre mois et s'est achevé par deux journées de négociations-marathon autour du ministre de l'Ecologie, Jean-Louis Borloo.

Le Président de la République a donné son feu vert à la plupart de leurs suggestions : construction de 2.000 Km de lignes à grande vitesse d'ici 2020, réduction de la consommation d'énergie dans les bâtiments, "éco-vignette", taxe pour les poids lourds, un repas "bio" par semaine dans les cantines publiques.

Le chef de l'Etat a aussi donné satisfaction à l'une des principales revendications des associations : la mise en place d'un "impôt vert" selon le principe d'un transfert de la fiscalité du travail sur la fiscalité écologique.

Suspension de la culture commerciale des OGM, développement des énergies renouvelables, investissement "massif" dans la recherche, les logements et les transports propres, réduction de moitié de l'usage des pesticides agricoles, fiscalité écologique: M. Sarkozy a repris à son compte la plupart des propositions adoptées par les ONG réunies pendant deux jours au ministère de l'Ecologie dans le cadre du Grenelle de l'environnement, à l'exception notable de la taxe carbone. Les écologistes attendent maintenant leur mise en oeuvre concrète.

Il a également annoncé la suspension de la culture commerciale des OGM en attendant les conclusions d'une expertise et a repris la décision du Grenelle d'une loi sur les OGM au printemps 2008.

Les critiques sont pour le moins élogieuses après les conclusions du Grenelle. "On a fait en quelques mois ce qu'on n'a pas fait en une dizaine d'années", a dit l'animateur Nicolas Hulot, qui a donné "18 sur 20" au Président pour le lancement de la "taxe carbone".

"On est dans un point de départ. Il était important d'avoir une feuille de route ambitieuse, nous l'avons", a ajouté Sébastien Genest, le président de France Nature environnement.

Nicolas Sarkozy l'a assuré: le Grenelle ne sera "pas une fin", mais un "commencement". Une loi-cadre reprenant les décisions est annoncée pour 2008 et un rendez-vous est déjà pris l'an prochain à la même date pour un nouveau Grenelle.

Ecrire un commentaire